Une expérience de coopération internationale… à distance!

Ce que cette expérience virtuelle m’a apprise, c’est l’importance de prendre le temps de prendre son temps et je compte bien mettre en pratique cette réflexion...


La coopération à tout prix

Cet automne, j’ai eu l’opportunité de faire un PSIJ avec SUCO en tant qu’agente en gestion de projet et recherche de financement pour le Centre d’Écoute et d’Encadrement en Développement Durable (CEEDD), une organisation partenaire au Sénégal. Pandémie oblige, le stage a dû se faire à distance.

En dépit de cette contrainte, l’idée de participer à une expérience en coopération internationale m’enchantait. Par le passé, j’ai eu la chance d’accomplir des mandats à titre de coopérante sur le terrain et la coopération me manquait énormément.

Pour moi, opérer en coopération internationale, que ce soit à travers un PSIJ ou comme coopérante-terrain, c’est se voir offrir une chance incroyable de pouvoir travailler en équipe avec d’autres cultures, ouvrir nos horizons et participer aux changements.

Les défis du virtuel

La coopération traditionnelle apporte son lot de défis et le virtuel en a rajouté un peu plus! Il a été plus difficile de créer un contact avec le partenaire. Il faut dire que tous nos échanges se faisaient via le téléphone ou l’ordinateur et, conséquemment, le volet contact humain se trouvait passablement réduit ou limité. Or, cet aspect est crucial selon moi dans l’établissement d’une complicité avec le partenaire. J’ai donc dû recourir à de nouvelles stratégies de communication.

Notre stage est très court, 3 mois seulement, et, avec le Sénégal, nous devions compter sur 5 heures de décalage… Je sentais une certaine pression au sujet de mes livrables, ce qui m’a amenée à limiter, parfois, le temps consacré aux échanges moins formels. Pourtant, c’est souvent dans ces derniers qu’on apprend le plus…

Ce que je retire de cette expérience

Ce que cette expérience virtuelle m’a apprise, c’est l’importance de prendre le temps de prendre son temps et je compte bien mettre en pratique cette réflexion autant dans ma vie personnelle que professionnelle.

Bien que j’aurais aimé vivre le Sénégal, je considère cette expérience comme très formatrice. Les outils que j’ai créés, les formations que j’ai données, les échanges avec le partenaire et les rencontres entre stagiaires, tous ces éléments ont contribué à enrichir mes connaissances, renforcer ma vision de la coopération internationale et consolider mes objectifs.

Je recommande à quiconque voulant vivre une expérience de coopération de faire un PSIJ. En plus d’être une expérience humaine unique, c’est aussi très formateur professionnellement.


Vous aimez cet article ? Partagez-le avec votre réseau !

Quel est votre réaction à la lecture de cet article ?

J'aime J'aime
4
J'aime
J'adore J'adore
0
J'adore
J'agis J'agis
0
J'agis

Un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Send this to a friend