FIPAH, une ONG à connaître!


En commençant mon stage chez SUCO, je suis allée m’informer au sujet du partenaire FIPAH (Fondation pour la recherche participative avec des agriculteurs honduriens) avec qui j’allais collaborer durant mon mandat. Voulant en savoir davantage, j’ai pris la décision d’écrire à M. José Jimenez, le cofondateur de la FIPAH, pour lui demander de me raconter l’histoire de l’ONG. C’est donc en l’écoutant et en l’interrogeant que j’ai su les détails de l’organisation.


Un peu d’histoire sur l’agriculture hondurienne


En 1992, une nouvelle loi agricole est votée. Elle privilégie les entreprises privées à prendre possession des terres cultivables et leur donne le pouvoir et le contrôle des moyens de production (Saving the Seed, 2015). Devant cette situation difficile, plusieurs petits entrepreneurs agricoles ont donc décidé de partir vers les zones plus montagneuses du pays, leur permettant ainsi de poursuivre leur métier.


Qu’est-ce que la FIPAH?


Semé et cultivé dans les régions montagneuses est un défi en soi, car les conditions ne sont pas les mêmes que dans les champs réguliers (petits champs et manque de technologies). Voyant ce problème, Dr Sally Humphries, professeure émérite de l’université de Guelph et José Jimenez, ingénieur agronome, ont décidé de fonder l’ONG FIPAH en 1993. Cette organisation a pour but d’aider les agriculteurs‧trices à faire de la recherche sur leurs champs pour qu’ils puissent améliorer leur culture, leurs semences et la qualité de leurs terres (Saving the Seed, 2015). Pour y arriver, les experts‧es et agriculteurs‧trices partagent leurs connaissances en matière agricole et repèrent les problèmes des champs ensemble. Ensuite, plusieurs recherches et expérimentations se font pour comprendre et solutionner ces soucis. Finalement, l’agriculteur‧trice peut partager ses expériences (bonnes et mauvaises) avec d’autres agriculteurs‧trices, ce qui leur permet d’élargir leurs connaissances agricoles.

Une idée peu acceptée…


M. Jimenez était heureux de pouvoir travailler au sein de la FIPAH. Il se sentait utile d’aider les communautés agricoles et il en parlait avec entrain à ses anciens collègues de l’université. Par contre, la majorité d’entre eux trouvaient que ce projet était absurde. On lui a répété maintes fois qu’il était impossible de laisser autant de responsabilités aux agriculteurs‧trices et qu’ils et elles ne connaîtraient jamais le succès. Malgré ces commentaires fastidieux, M. Jimenez n’a jamais baissé les bras. Il croyait en ce projet et au bien-être que cela pouvait apporter aux communautés. Près d’une dizaine d’années passèrent et l’ONG se faisait de plus en plus entendre au Honduras. Des agriculteurs‧trices parlaient des bienfaits de l’organisation et ce message arriva même aux oreilles du gouvernement hondurien, qui s’apercevait que la situation des petits agriculteurs‧trices commençait à évoluer.

Les points forts de la FIPAH : place aux femmes et aux jeunes


Bien que la FIPAH se fait reconnaître pour améliorer les conditions des travailleurs agricoles dans les régions montagneuses, c’est aussi une ONG qui encourage les femmes au foyer à s’impliquer dans ce milieu. Au Honduras, l’agriculture est encore vue comme un emploi masculin et la FIPAH essaie de détruire cette barrière.

Aussi, l’ONG s’intéresse beaucoup aux jeunes. Depuis le début des années 2000, l’organisation les informe sur les possibilités de carrière en agriculture. Parfois, certains de ces jeunes ne vont plus à l’école et travaillent avec la FIPAH ce qui leur permet de découvrir une nouvelle passion. Toutefois, la FIPAH ne se contente pas de seulement les impliquer dans leur travail, ils les encouragent aussi à poursuivre leurs études. Grâce à cet appui, plusieurs ont pu terminer leurs études secondaires et certains‧es ont même gradué de l’université.


L’avenir de la FIPAH : le rêve de M. Jimenez


L’organisation est encore bien présente et continue d’apporter des changements positifs dans la vie de plusieurs personnes. Toutefois, José Jimenez a un rêve pour l’avenir de la FIPAH : il souhaite que d’autres organisations comme la sienne se regroupent afin que les agriculteurs‧trices honduriens‧ennes puissent avoir l’opportunité de vendre leurs produits au niveau international. C’est un rêve auquel il discute beaucoup avec ses collègues et il a espoir qu’un jour ce projet aboutira. Quoi qu’il en soit, il est certain que l’avenir de la FIPAH est entre de bonnes mains et que tous feront en sorte que l’organisation évolue à son meilleur.


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