Créer et dispenser des formations virtuelles : comment être agente de changement à distance ?


Par Anne Van Doesburg, collaboratrice en agroécologie paysanne pour notre partenaire CAPRESSA en Côte d’Ivoire

En février 2022, je me suis jetée dans l’inconnu. Et j’ai adoré.

L’inconnu peut faire peur, mais finalement, il nous pousse à relever davantage de défis, à faire face à des épreuves inattendues, jusqu’à enrichir nos compétences.

Encore jeune diplômée, je ne côtoie le monde de la coopération internationale que depuis peu de temps. Néanmoins, mes connaissances sur le sujet me font garder à l’esprit l’importance de la communication interculturelle, et de la communication, tout court !

Lorsque j’ai accepté le poste d’agente en agroécologie paysanne en Côte d’Ivoire, je n’avais pas tout à fait conscience des défis que représentait le mandat, et encore moins le côté virtuel dans lequel j’allais devoir m’exprimer. J’étais en pleine excitation à l’idée d’entreprendre un rôle dans ce domaine et d’être « actrice de changement ». 

Le premier défi a été de comprendre parfaitement les demandes et besoins de mon partenaire en Côte d’Ivoire, la coopérative CAPRESSA. La relation interculturelle entre en scène à ce moment : comprendre et se faire comprendre. Il faut faire preuve d’une grande capacité d’adaptation et redoubler d’innovation. 

Je me suis donc lancée.

Élargir mes compétences, pour élargir les leurs…

Mon objectif, évidemment, était d’avoir un impact positif sur la population avec laquelle je travaillais et leur transmettre mes connaissances. Il était primordial de m’imprégner de leurs traditions, leurs savoir-faire et leurs besoins. Tout cela dans un contexte virtuel… Entre frustration de ne pas pouvoir les rencontrer et défis à relever, mon cœur balance. Comment transmettre mes compétences et améliorer celles d’une population locale… à distance ?

Heureusement, le monde informatique nous offre aujourd’hui un vaste choix de moyens pédagogiques pour entreprendre ce genre de démarche. Toutefois, je n’étais pas réellement adepte de ces logiciels.

Je devais alors apprendre moi-même pour pouvoir apprendre aux autres. J’ai appris « sur le tas », en faisant. Je me suis familiarisée tant bien que mal avec le principe des capsules vidéo. 

J’ai proposé à mon partenaire sur le terrain de réaliser des capsules vidéo que lui-même pourrait diffuser au moment opportun, aux groupes de populations concernés. Le choix du thème abordé lui était libre, dans une optique de cerner plus précisément les besoins des populations, alors que le choix de la forme m’appartenait. Ce fut un travail de collaboration équilibrée réalisé à distance, dans lequel je me suis épanouie. 

J’ai le sentiment d’avoir réussi à transmettre certaines de mes compétences dans ce court espace de temps, et dans ce long espace de distance.

Une expérience unique

Il faut admettre que l’expérience de terrain reste pour moi la meilleure opportunité dans le domaine de la coopération internationale : aller dans le vif du sujet, connaître et côtoyer les populations avec lesquelles nous agissons, et percevoir de nos propres yeux les impacts de notre travail… 

Malgré cela, l’expérience PSIJ à distance, que j’ai eu la chance de vivre, reste quelque chose d’unique, d’extrêmement pertinent et enrichissant. Je souhaite à tout le monde de saisir une opportunité comme celle-ci. On en ressort plus fort·e !

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