Autonomiser les femmes autochtones avant et pendant une pandémie


Par Ceyleth Silva Quintana, collaboratrice en communication pour SUCO Honduras

Au Honduras, le projet de soutien COVID-19 aide notre partenaire AMIR (Asociación de Mujeres Intibucanas Renovadas) à améliorer la sécurité alimentaire et la génération de revenus des familles par la distribution de semences aux femmes. Elles ont été formées et suivies dans leur processus de production d’aliments destinés à la consommation et à la vente locale. En outre, le projet vise à améliorer les installations de l’usine de transformation de l’association, source d’emploi pour les femmes.
Au total, 9 promoteurs communautaires ont été identifiés et formés à leur rôle de coordination dans leurs communautés respectives, 7 promoteurs ont été formés à la production de bioinsecticides et de compost de boscachi, 68 personnes, dont 64 femmes et 4 hommes, ont été formées à la production de compost de boscachi et 64 autres personnes, dont 63 femmes et 1 homme, ont été formées au développement de bioinsecticides.

En novembre 2020, moi, nouvelle arrivante chargée des communications et notre représentant du pays, sommes allés voir et documenter la fin du projet – avant sa fin – étant donné la situation du pays en pleine tension électorale-sociale-politique.

De l’équipe AMIR : Luis Orellana, assistant général d’Amir et Fabiola España, agronome chargée de la formation des promoteurs et du suivi des projets sur le terrain. Crédit photo : Ceyleth Silva Quintana

Qui sont ces agricultrices?

María Tomasa Domínguez Méndez. Crédit photo : Ceyleth Silva Quintana

Voici María Tomasa Domínguez Méndez. Elle vit à Monquecagua, Intibucá. Grâce au projet, elle cultive des haricots rouges et des haricots Guilla pour la consommation domestique ainsi que du maïs et de l’ayote. Maria nous a montré le silo dans lequel elle stocke ses semences.

Elle affirme que tous les participants apprécient la formation sur la création de bokashi, les insecticides M5 et le séchage. Ils n’achètent plus de produits chimiques, ce qui optimise la croissance et la valeur nutritionnelle de leurs cultures.

Olga García Méndez. Crédit photo : Ceyleth Silva Quintana

Olga vit à Monquecagua, Intibucá. Elle est venue à la maison de Maria pour nous parler de son expérience dans ce projet. Elle et sa famille ont fait 3 semis de haricots. Sa première plantation a donné 9 quintaux. Elle prévoit de planter à nouveau en janvier, car, maintenant, en novembre, ce n’est pas conseillé à cause des pluies, a-t-elle expliqué.

Avec beaucoup de fierté, elle nous raconte des histoires sur comment elle éveille la curiosité des autres agriculteurs et échange les nouvelles méthodes naturelles et plus efficaces contre d’autres choses, soit de l’argent ou de la nourriture, etc.

María Félix Rodríguez. Crédit photo : Ceyleth Silva Quintana

Sur sa propriété, María possède l’un des 7 séchoirs du projet. Il y a un séchoir par groupe de 9 femmes. Elle a également investi pour avoir son propre séchoir sur son terrain. À la fin de notre visite, elle a donné des carottes à Luis en gage de ce qu’elle a pu récolter de ses propres mains.

Les noms des femmes dans l’ordre de gauche à droite :
Olga Melitza Gomez Gomez, Maria Clara Gomez Sanchez, Doris Oneida Gonzalez, Reina Undina Dominguez, Maria Isabel Gomez Dominguez, Calixa Gomez Sanchez, Maria Tiler Dominguez Rodriguez, Maria Andres Gomez.
Crédit photo : Ceyleth Silva Quintana

Doris (veste cerise sur la photo) est la promotrice de ce groupe. Elle apprend à sélectionner les haricots, à fabriquer des pesticides biologiques et des engrais naturels et reproduit ces méthodes avec son groupe.

Des mères reconnaissantes

Ce groupe est composé de mères célibataires. Dans chaque séchoir, les 9 membres de chaque groupe font sécher leurs graines et séparent leurs sections à l’aide de branches ou autre objet faisant office de séparateur.  Elles calculent la quantité de graines qu’elles veulent laisser pour l’année suivante. 

Elles sont reconnaissantes envers le projet. Elles ont appris à faire des produits naturels, à fabriquer des médicaments, du savon avec de la cendre, du bokashi et du M5 pour lutter contre les parasites et les insectes ce qui donne de meilleurs résultats pour les haricots.

Avec le même groupe, nous sommes allés visiter une parcelle de 4 membres du groupe à Candelario et Togopala. Sur cette parcelle, iI y a des haricots, des pommes de terre et du maïs. Crédit photo : Ceyleth Silva Quintana

Maria Andres Gomez s’est échappée quelques minutes pour aller chercher un panier de haricots qu’elle avait stocké et les donner au représentant de notre pays. Elles ont chacune un silo pour stocker leurs graines.

La fin

Ce projet n’a duré qu’un an et s’est terminé en décembre 2021. Cependant, toutes les personnes à qui nous avons parlé au cours de la visite ont déclaré qu’elles allaient poursuivre leurs récoltes et qu’elles étaient reconnaissantes de cette opportunité. Pour ma part, j’étais très contente de voir à quel point ces femmes ont démontré tant de pouvoir et de confiance en elles.

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